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PUIG Brands : Le retour à la réalité après l'euphorie de l'IPO

  • Administrateur
  • 8 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Puig, acteur majeur du luxe espagnol, s'est imposé comme une référence du segment "Prestige". Avec son modèle de "House of Brands" (Paco Rabanne, Carolina Herrera, Jean Paul Gaultier), le groupe tire sa force d'une hyper-spécialisation. L'analyse de la structure des revenus confirme une domination du segment "Fragrance and Fashion", véritable moteur de rentabilité, qui éclipse les divisions Maquillage et Soin. Géographiquement, la zone EMEA reste le bastion du groupe (50% du mix), assurant une stabilité face à la volatilité des marchés américains et asiatiques.


Actualité : L'Introduction en Bourse et les résultats 2025


Après son introduction en bourse historique à Madrid en 2024, Puig est désormais confronté à la rigueur des publications trimestrielles. Si l'IPO a permis de structurer le capital, l'année 2025 marque le premier véritable test de résilience post-marché. Les investisseurs, habitués à des taux de croissance à deux chiffres lors des roadshows, font face à une nouvelle réalité comptable.


Analyse de la Performance : Un ralentissement acté sur 9 mois


L'examen des publications trimestrielles des trois premiers trimestres 2025 (Q1, Q2, Q3) révèle une cassure nette de la tendance de croissance. Alors que le groupe affichait une croissance explosive entre 2021 et 2023 (+40% puis +19%), les chiffres de 2025 montrent une normalisation brutale.

  • Q1 2025 : 1 206 mEUR (+7,7% vs Q1 2024)

  • Q2 2025 : 1 093 mEUR (+3,8% vs Q2 2024)

  • Q3 2025 : 1 297 mEUR (+3,1% vs Q3 2024)



Sur les 9 premiers mois de 2025, la croissance organique tombe sous la barre des 5%, un rythme bien inférieur aux standards historiques du groupe et potentiellement en deçà de certains concurrents du secteur "Beauty & Luxury". Ce ralentissement est structurel : le segment Maquillage peine à recruter, et même la division phare "Fragrance" subit l'effet de base défavorable après l'explosion de la consommation post-COVID. La profitabilité nette reste élevée (levier opérationnel acquis en 2023-2024), mais la top-line s'essouffle. Le marché sanctionne ici non pas la qualité des actifs, mais la fin d'un cycle d'hyper-croissance.


Conclusion


Puig est passée du statut de "valeur de croissance" à celui de "valeur de rendement" plus rapidement que prévu. Avec une croissance trimestrielle qui flirte désormais avec les 3% au T3 2025, le groupe doit impérativement trouver de nouveaux relais (M&A ou innovation de rupture) pour justifier ses multiples de valorisation boursière.



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